Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 13:28
voeux 2010 mamaterra
Par Salvia Mamaterra
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 12:02
Ces dernières semaines, j'ai du travail ! Youpi !
Réaliser une illustration pour un livre à paraitre bientôt.
Je peux la réaliser à la maison avec Fiston qui fait la course d'obstacles dans le couloir, c'est mal payé, c'est urgent mais c'est chouette... donc, en théorie je ne devrais pas me lancer dans un nouvel article.
Sauf que si, parce que ma vie de maman de Fiston continue et qu'elle me fait traverser de "drôles" de moments.

Je profite des courts moments de scolarité de Fiston pour faire mes tracés et la partie préparatoire avant de passer sur l'ordi, je cours récupérer le bonhomme à l'école, j'accumule les retards de lessive et de ménage, j'emmène chérubin chez son éduc'spé, je continue à griffonner mon carnet de croquis dans la salle d'attente. Bref je plane un peu entre sa réalité et la mienne, et on a même trouvé le temps de faire un chouette arbre de noël.

 Arrive la séance presque (je l'oublie une fois sur trois) mensuelle avec Monsieur le Pédopsychiatre.

C'est bizarre les séances avec celui-là... c'est le psy de Fiston mais c'est moi qui parle... forcément, le plus souvent, Fiston l'ignore et s'occupe avec les jouets qui traînent un peu partout.

Très aimablement et comme d'habitude le Psy me demande comment nous allons, je lui réponds que j'ai la pêche et Fiston aussi, qu'il fait plein de trucs bien avec son éduc'spé mais que ça me fait mesurer tout ce qu'il ne fait pas à l'école, que j'ai une mission sympa, que je me sens beaucoup mieux depuis que j'écris un blog, que ça m'apporte un regard intéressant sur la vie, le handicap tout ça et que ma relation avec Fiston s'en porte d'autant mieux. Le sujet l'intéressant, nous developpons un peu, je reviens à la vie scolaire de mon fils et à ma visite à l'école où nous voulons l'inscrire l'an prochain.

Eh oui, sujet brûlant : que fait-on de Fiston l'an prochain ?

"Je ne crois pas qu'une prise en charge par une CLIS Surdité soit adéquate, me dit-il. Dans le cadre du CMPP, je vois un enfant de cette même classe, il est donc sourd mais n'a aucun trouble de la communication et je me dis qu'ils (la CLIS) ne seront pas à même de répondre aux problématiques que présente Fiston."

*bruit cristallin d'une espoir brisé, flap caractéristique d'un château de cartes qui s'effondre, boule de colère au creux de l'estomac*

Il faut bien qu'on prenne le problème par un bout ou un autre, lui dis-je avec une tension palpable dans la voix. Oui, Fiston souffre d'un trouble grave de la communication (puisque vous ne voulez pas le nommer plus clairement) mais il est aussi sourd ! Et je ne vois pas bien comment travailler autour de son autisme sans prendre en compte sa surdité. Or il n'y a pas à ma connaissance un meilleur endroit  pour qu'il soit correctement initié à la LSF et qu'il ne soit plus un petit alien au milieu des autres gamins...
J'argumente encore un moment que la LSF est pour l'instant la langue qui semble lui convenir le mieux... (cf les querelles de clocher)

Il avoue qu'il ne connais pas bien le monde de la surdité, mais que pour lui, Fiston devrait plutôt être dans une Clis "trouble de la communication/autisme" avec une prise en charge par le CESSAD (je ne sais pas trop ce que c'est pour l'instant, il faut que j'enquête) ou l'hôpital de jour et en parallèle par le SEFFIS ou le CMPP pour sa surdité.

Putain de bordel de jargon de merde !

Ce n'est pas avec une heure par semaine qu'on apprend une langue... c'est en s'y immergeant, ça je le sais. Donc pour moi, Fiston doit passer le plus de temps possible parmi les signants.

Comment travailler autour de la communication si on ne lui donne pas un moyen de communiquer ???

Merde ! je sais bien que Fiston est plus complexement (pour ne pas dire lourdement) atteint que les autres enfants sourds, je ne suis pas aveugle au point de ne pas voir la différence.
Je suis forcée de reconnaître que Monsieur le Pédopsychiatre n'a pas tout à fait tort...

Après tout, monsieur Lunettes n'a jamais renconté Fiston...
Qu'en sera-t-il quand il pourra mesurer l'ampleur de ses traits autistiques ?
Qui sont tous ces gens qui s'y connaissent mieux en autisme ?
Et c'est quoi cette CLIS pour autistes ?

Je ne m'étais pas prise une aussi grosse claque autistique depuis un moment.

Je suis toute paumée là.
J'avais une lumière au bout de mon tunnel et on me l'a brutalement éteinte.
Par Salvia Mamaterra - Publié dans : Humeurs et coups de blues
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 11:10
L'Auxiliaire de Vie Scolaire... c'te blague !

A la base une excellente idée et un métier indispensable à l'intégration des enfants handicapés dans une scolarité "ordinaire".
La seule manière intelligente de respecter et d'assurer le droit à la scolarité de nombreux enfants.

On imagine des personnes motivées et attentives, formées sur les différents handicaps qu'elles rencontreront dans leur carrière tout ça, tout ça...
Cherchez l'erreur grossière qui s'est glissée dans la phrase précédente. Oh pardon, les erreurs.
...
Carrière : le job d'AVS ne se présente que sous la forme d'un CDD d'un an renouvelable 5 fois au maximum... donc 6ans max pour une carrière, c'est... comment dire... court et plutôt précaire.

Formées : pour devenir AVS il faut le BAC et pas de casier judiciaire... une formation pour devenir AVS ? Quinze jours, au mieux, de discours à deux balles sur la pédagogie et la psychologie de comptoir ?... ou un diplôme peut-être ?... Non, jamais vu ça moi.
L'AVS est largué dans une école ou un collège de l'académie au petit bonheur la chance sans autre préavis, sans pouvoir consulter le dossier de l'enfant...
Pourtant, ce n'est pas une mince affaire que d'être le vecteur de l'intégration scolaire d'un enfant... S'il s'agit de pallier à un handicap physique, ça paraît simple (bien que ce soit loin d'être le cas en vérité)... mais quand on se retrouve avec un enfant au handicap complexe avec des troubles du comportement et/ou de la communication, qu'il faut savoir se positionner correctement pour aider l'élève sans pour autant l'isoler de ses camarades ou parfois faire face à de sérieux enjeux de santé... etc. Cela demande une réelle connaissance du "dossier", de solides notions de pédagogie voir de psychologie et une énorme capacité d'adaptation.
Il y a, à ma connaissance, deux métiers qui couvrent ces compétences : moniteur-éducateur et éducateur spécialisé, respectivement 2 et 3 ans d'études supérieures...

Motivées : payé dans les 600 euros par mois... Sans aucun droit assedic si elle ou il décide de ne pas renouveler son contrat d'une année sur l'autre ( un exemple édifiant ici)...
J'ai vu aussi des postes d'AVS proposés comme dernière chance de réinsertion sociale (le poste que, si on le refuse , on vous supprime vos assedics)... belle motivation, n'est-ce pas ?


Dans les faits, se voir attribuer une AVS c'est comme jouer à la loterie.
Une fois que vous passez avec succès les barrages administratifs, que vous avez plaidé la cause de votre enfant et que la MDPH vous accorde le droit à tant d'heures d'AVS par semaine... ensuite que l'inspection académique vous attribue ladite AVS pour, en règle général, un tiers d'heure en moins que la recommandation de la MDPH...
Bref une fois tout ça passé, il ne reste plus qu'à prier pour que l'objet de vos voeux soit une personne douée de bon sens sinon d'intelligence et de sensibilité...  peut-être même munie du sens de l'initiative nécessaire pour se renseigner par elle-même sur les particularités du handicap qu'elle rencontre...
Prier, oui. Ou sacrifier des hannetons sur l'autel des dieux anciens... c'est pas superflu.

Il y a des AVS formidables... j'en connais deux parmi mes amis proches et je me rends compte à quel point elles sont exceptionnelles (d'ailleurs, toutes deux sont maintenant devenues éducatrices spécialisées... des perles rares).
Elles m'ont racontés leurs débuts d'AVS et de leurs propres aveux, ce fut une expérience compliquée et déconcertante.
Les premiers enfants dont elles se sont occupées ont été, dans leurs propres termes, des cobayes et c'est très empiriquement qu'elles se sont adaptées à chacun d'entre eux. Elles m'ont aussi expliqué la difficulté de passer d'un enfant à l'autre , d'être baladé d'un établissement à l'autre... la frustration de se voir muter sur un autre "dossier" alors qu'elles commençaient tout juste à établir une relation de confiance avec un enfant, sans parler du peu d'écoute qu'elles avaient de la part de la communauté enseignante et périscolaire de leurs petits protégés...

Quand on nous a parlé d'AVS, Papaterra et moi imaginions naïvement rencontrer une personne telle que nos deux amies.
Mais le constat est le suivant... je me demande si nous ne devrions pas demander une AVS pour l'AVS de Fiston...
Par Salvia Mamaterra - Publié dans : Intégration
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 11:44
Allez, puisque Plouf me tague, je joue le jeu !
donc, si j'ai bien tout compris, voici une liste de 7 informations capitales à mon sujet dont une est fausse.

1- mon dos est intégralement tatoué, mais resté inachevé depuis presque 3 ans... il fauda y remédier !
2- je suis orfèvre-joaillière mais je refuse de travailler les diamants.
3- je souffre d'une phobie complexe de la foule qui me donne l'impression que je vais mourir écrasée et piétinée.
4- une fois, j'ai dû faire un régime pour grossir et c'était ignoble.
5- j'ai la mâchoire de robocop avec des barres de métal et des vis et des implants bizarres mais ça ne se voit pas.
6- je sais marcher sur les mains sur une distance de 5 mètres... mon record.
7- je n'ai lu que 3 bouquins dans toute ma scolarité mais je me suis bien rattrapée depuis.

J'ai pas grand-monde à taguer en retour...
Par Salvia Mamaterra - Publié dans : juste pour rire
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 10:34
Quand Fiston se met au lit à 19h et qu'il n'en ressort pas avant 15h le lendemain... c'est qu'il y a quelque chose dans l'air.
Et bingo, après un week-end de petite fièvre en yoyo et de besoin irrépressible de câlins, visite chez l'HoméoDocteur de famille, c'est officiel : la grippe s'est invitée à la maison !

J'aime bien les visites chez l'HoméoDoc, elle ne force jamais Fiston à se déshabiller et ne l'ausculte que quand c'est indispensable. Comme Fiston ne dit pas où il a mal et ne répond pas aux questions,  elle fait confiance à nos observations et les consultations ressemblent souvent à une rencontre de détectives privés (un médecin qui ne considère pas les non-médecins comme des demeurés et des incultes, ça fait du bien). L'observation objective des symptômes et l'humeur et le comportement de Fiston sont d'égale importance, ça aussi c'est bien, c'est un peu le principe de l'homéopathie telle que la pratique notre Docteur, traiter le fond, le terrain comme on dit.
ça change du médecin traditionnel qui traitait Fiston comme de la tuyauterie récalcitrante et bruyante...
L'ordonnance est toujours courte et concise.
D'un autre côté, quand il faut vraiment un antibiotique, elle n'hésite pas cent sept ans.

Nous avons cherché un moment avant de rencontrer un médecin en qui nous avons confiance et que Fiston apprécie... Je ne connaissais pas grand chose à l'homéo avant elle et je dois dire que je suis franchement enthousiaste.
Par Salvia Mamaterra - Publié dans : Technique, parcours et médicalitude
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